lundi 8 juin 2020

La vie normale ?

C'est curieux de s'être réinstallés à Lyon sans complètement reprendre le cours de notre vie, et surtout de notre vie sociale. Nous n'avons, pour le moment, revu aucun de nos amis chéris. L'appréhension ? La course effrénée du boulot ? Le manque d'envie ? ils nous manquent pourtant mais nous attendons peut-être seulement que l'un d'eux lance une invitation.
Dans notre quartier, les terrasses ont pu ouvrir le 2 juin et c'est une image bizarre de voir ces tables bondées, les clients serrés les uns contre les autres, alors que la plus grande prudence est encore préconisée par les autorités.
Samedi matin, nous nous retrouvons, entre voisines du 42 pour boire un café en terrasse à bonne distance les uns des autres. Nous avons l'impression de nous retrouver, comme après les grandes vacances. Les vacances sont d'ailleurs un sujet de conversation important : où partir ? Combien de temps partir ? La question ne se pose pas pour nous, et heureusement.
L'après-midi, pendant qu'Edgar joue à la maison avec un de ses copains, nous prenons tous les 4 notre vélo et partons nous balader en vélo. Gustave est euphorique de pouvoir pédaler sur les quais du rhône. Nous nous hâtons de rentrer vers 17h, arrêtés dans notre progression par la manifestation contre les violences policières et le racisme. Comme d'habitude, comme au bon vieux temps des gilets jaunes, les manifestants les plus virulents terminent dans notre rue, écartés de la Presqu'île par la Police. Quelques poubelles incendiées, des grenades lacrymo et l'hélicoptère au-dessus de nos têtes pendant un long moment  ... la vie en ville !
Dimanche matin plan-plan et en fin d'après-midi, nous accompagnons Hippolyte au tennis pour qu'il joue un match de tournoi. Son adversaire, un grand ado de 14 ans qui fait deux fois sa taille, n'a hélàs pas fait le poids face à la pugnacité et la rage de vaincre de notre Hippo, il n'en a fait qu'une bouchée ! Le voilà re-glonflé de confiance en lui, nous sommes fiers !
Patrick et Yaya ont pu admirer le spectacle sur le bord du terrain et applaudir cette victoire.

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